WITOLD URBANOWICZ - RECTO/VERSO

du 10 février au 11 mars 2017
exposition
Galerie Roi Doré

Prêtre pallotin et artiste autodidacte, travaillant parfois sous le pseudonyme de Vito Vandost, Witold Urbanowicz est une personnalité à part entière, alliant avec succès sa vocation d’artiste avec sa foi profonde et le service de Dieu. L’exposition « Recto/Verso » cherche à montrer les nombreuses facettes, parfois contradictoires, du moins en apparence, de cet artiste à l’imagination débordante, ayant appris à peindre et à sculpter seul et dont les sources d’inspiration sont aussi variées que son art. Ainsi, il puise son inspiration d’une part dans les paysages des Suwalki, sa région natale, qui ont façonné sa sensibilité et d’autre part, dans ses expériences riches, dont les rencontres avec les grandes personnalités politiques et intellectuelles qu’il a côtoyées en tant que responsable des Éditions du Dialogue.

Cette dualité est omniprésente dans l’oeuvre d’Urbanowicz, où les scènes aux sujets religieux se mêlent aux paysages, aux portraits, aux nus féminins, aux scènes érotiques ou encore de genre. Cependant, dans chacune de ces catégories, l’artiste fait ressortir l’essentiel, tout en alliant les éléments en apparence contradictoires : la puissance du geste n’enlève rien à sa légèreté, la dynamique de la composition – obtenue tantôt grâce aux contrastes des couleurs, tantôt grâce à un trait rapide, mais précis – n’anéantie pas la sérénité qui s’en dégage. Cette approche « recto/verso » est même évidente dans le traitement du sujet et du support : d’une part, l’artiste ne cherche pas à figer la réalité, mais celle-ci y est pourtant présente et même essentielle, d’autre part il expérimente avec les matériaux – ses oeuvres, le plus souvent réalisées à l’acrylique ou avec des pastels, sont conçues sur des supports variés, en fonction de ce qu’il trouve : une toile, un bout de papier, de carton ou de plastique, ou encore une pierre – sans en faire la raison d’être de son art.

« Dans les paysages d’une nature éphémère, dans les visages et dans les corps, il construit un univers de songes, d’expériences, la complexité d’un “moi” humain. Les arts plastiques sont sa seconde nature à laquelle il se consacre sans hypocrisie. Il est l’autodidaxie créatrice dans les incertitudes du temps qui s’écoule. Cette tentative d’approfondissement de soi, de recherche de l’excellence force la réflexion et émeut. Elle témoigne des besoins de son âme ». (Pawel Jocz, 1997).

Galerie Roi Doré

6 Rue Sainte-Anastase
75003 Paris

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