70ème anniversaire de la mort de Witold Pilecki, militaire et résistant polonais

du 25 mai au 31 mai 2018

Il y a 70 ans, Witold Pilecki fut assassiné dans la prison rue Rakowiecka à Varsovie. Cet officier, militant de l’Etat clandestin polonais se fut volontairement emprisonné à Auschwitz afin de rédiger le rapport sur les conditions de vie dans ce camp de concentration, connu sous le nom du Rapport Pilecki.

Officier de l’Armée de l’Intérieur (Armia Krajowa) et participant à l’Insurrection de Varsovie, il continua, après la guerre, sa lutte contre l’occupant soviétique. En 1947 il fut arrêté et torturé pour être ensuite jugé et assassiné en 1948. Réhabilité après les transformations démocratique, il est nommé parmi les six personnages les plus courageux de l’époque de la II Guerre mondiale, selon l’historien britannique, prof. Michael Foot.

Après son infiltration sur le terrain du camp de concentration et d’extermination nazi-allemand d’Auschwitz-Birkenau. Sa mission consistait à rassembler des informations sur les conditions de détention et organiser les structure de l’Union des organisations armées, qui avait pour but de préparer une insurrection au sein du camp. Après son évasion d’Auschwitz, il rédigea les rapports qui témoignaient les crimes de l’Allemagne nazi. Confiés aux alliés, ces documents, à côté de la mission de Jan Karski, constituent la première source des information sur la Shoah dans le monde.

" Que peut nous dire l’humanité aujourd’hui, cette humanité qui veut croire dans le progrès de la culture et mettre le XXe siècle au-dessus de tous les précédents ? Pouvons-nous réellement, hommes du XXe siècle, nous présenter devant ceux qui ont vécu avant nous et, de façon absurde, dire que nous avons atteint un degré supérieur de la culture… Quand une masse armée détruit, non pas un ennemi armé, mais des nations entières, des populations sans défense, en utilisant les dernières accomplissements de la technologie ?" – ainsi écrivit-il dans son rapport du 1945, à propos de sa détention dans le camp de concentration KL Auschwitz-Birkenau.

Le 8 mai 1947, il tomba lui-même entre les mains du Service de sécurité intérieure communiste (UB). Torturé, il fut inculpé pour plusieurs chefs d'accusation. Lors d’une parodie du procès le 3 mars 1948 lors d'une parodie de procès il nia les accusations d'assassinat et d'espionnage et plaida coupable pour les autres charges d'accusation (le passage clandestin des frontières). Reconnu coupable d'espionnage au profit des puissances occidentales, il fut condamné à mort le 15 mars 1948, avec trois de ses camarades. Son exécution eut lieu deux mois après, le 25 mai 1948. Ses derniers mots avant son exécution furent " Vive la Pologne libre ".

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