Jozef Robakowski

du 18 septembre au 20 novembre 2010
dans le cadre de l'exposition UN AUTRE POINT DE VUE La Galerie, Centre d'art contemporain de Noisy le Sec

Un autre point de vue

Artistes invites: Gerard Byrne, Marcelline Delbecq, Peter Piller, Józef Robakowski, Amie Siegel

Curatrice : Carolina Grau

L’omniprésence du visuel régit désormais tous les aspects de notre vie quotidienne.

Le téléphone portable, l’ordinateur et la télévision nous soumettent à un bombardement

incessant d’images — virtuelles, numériques et animées — destinées à notre usage et notre consommation, tellement envahissantes que nous n’y prêtons même plus attention.

L’exposition « Un autre point de vue » examine les travail d’artistes qui se servent des

images de tous les jours pour en transformer le sens. Scrutant notre environnement urbain,

ces artistes nous amènent à nous arrêter pour regarder des images que nous n’avions pas

remarquées. En adoptant un autre point de vue sur notre monde, ils mettent en évidence à la fois subtils détails et panorama d’ensemble. Les cinq artistes de l’exposition s’attachent à

explorer les liens entre passé et présent, brouillant par là-même les frontières entre fiction et réalité. Ils inspectent les rushes coupés au montage, refont les prises de vues et racontent

des histoires. Nous les suivons dans leurs déambulations urbaines, découvrant ici et là, des coins de rue, des vitrines et des abribus inconnus jusqu’alors.

Le cinéaste polonais Józef Robakowski a filmé la même vue de sa fenêtre pendant

plus de vingt ans et ce tout petit fragment de réel parvient à révéler les immenses

transformations intervenues dans la société polonaise.

L’artiste américaine Amie Siegel revisite de vieux films de la RDA tournés à Berlin-

Est en filmant les mêmes scènes aux mêmes endroits, mais dans le Berlin actuel, puis elle

place les deux versions côte à côte, soulevant des questions sur la véracité de ce que nous

voyons.

L’artiste allemand Peter Piller réinterprète et re-présente des images existantes

réagencées de manière à en modifier le sens. Il tisse des relations inattendues entre des

bribes de réalité urbaine si anodines qu’on les oublie.

L’artiste irlandais Gerard Byrne présente des photographies monochromes des

États-Unis, prises au cours des cinq dernières années et pourtant évocatrices d’un passé

révolu.

L’artiste française Marcelline Delbecq utilise le récit mis en mots et en sons pour

faire naître des images mentales entre description et fiction, entre passé et présent.

L’exposition invite à regarder autrement la réalité mouvante, à voir l’exceptionnel

dans le banal, à discerner les petits changements qui se produisent en permanence dans

notre environnement.

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