Rebeka, ma mère

du 8 février au 28 février 2010
Dans le cadre du cycle Retour d’Ulysse au Théâtre de Tadeusz Kantor

Création du Collectif Le Retour d’Ulysse

Mise en scène de Bogdan Renczynski

En résidence à la Fonderie, Théâtre du Radeau, Le Mans

Du 8 au 28 février 2010

Représentations publiques à l’issue de la résidence : le 26 et 27 février 2010

La Fonderie, Théâtre du Radeau

2, rue de la fonderie, 72 000 Le Mans, tél : 02 43 24 93 60

www.lafonderie.fr

Acteurs :

Nathalie Pagnac

Jean-Luc Muscat

Jean-Pierre Guiner

Et une Passante Justine Wojtyniak

Sur l’idée originale, librement inspirée de l’histoire vraie racontée par Isabel Vincent Bodys&Souls et du tango polonais, dans la mise en scène de Bogdan Renczynski

Ecriture du plateau Collectif Le Retour d’Ulysse

Direction du projet et assistante à la mise en scène Justine Wojtyniak

Scénographie et dispositif vidéo Wojtek Radtke

Nouvelles raisons :

Spiritualisme

Impératif de l’âme

Sensation d’un autre monde

Conception de la mort

De l’impossible

De l’attente impatiente devant la porte,

Derrière laquelle s’étendent

Les espaces inaccessibles

A nos sens et nos conceptions…

Leçons de Milan, Tadeusz Kantor

Il s’agit d’un voyage, ou plutôt de l’errance intérieure de l’Acteur. Un retour impossible aux origines/ essence du théâtre où face au spectateur apparaît l’homme qui lui est exactement semblable et pourtant infiniment étrange. Comme si pour la première fois le spectateur se voyait lui-même. Un reflet troublant où les émotions de l’Acteur fusionnent avec celles du spectateur, qui attend. Il vient au théâtre avec cette attente…Attente de quoi ? D’être bouleversé ? D’être saisi par un sentiment inconnu jusqu’à alors, mais pressenti comme une possibilité par un étrange tressaillement du fond de l’âme ? D’être surpris, d’être ébranlé par la vérité ? Ou s’agit-il peut-être de cette attente qui est la condition même de notre vie ? Cette attente, la plus importante, devant la porte derrière laquelle se cache le pressentiment de l’infini.

L’Acteur – messager. L’Acteur passeur de la mémoire car il a visité d’autres mondes, il en est revenu et maintenant à travers son vécu, il nous livre le secret d’au–delà. En explorant sa mémoire, en continuant l’effacement du « rôle », il cherche les états de l’Attente, de la Pure Présence. Il doit tendre vers son impossible. Les niveaux de sa présence en transformation sont :

L’acteur impossible

L’acteur sur le seuil

L’acteur intérieur

L’acteur de la mémoire

L’acteur – œuvre d’art

Il doit montrer en toute sincérité, en toute pureté, son moi profond devant le spectateur. L’Acteur prend le risque de monter sur scène.

Et puis, derrière cette recherche, il y a l’histoire de Rebeka. Nous l’avons rencontré deux fois. D’abord, il y avait le texte d’un tango polonais de 1931, intitulé Rebeka. Cette jeune femme qui attend l’ arrivée de son prince charmant qui va l’emmener loin de son pauvre village schtetl. Et lorsque le départ arrive, elle était loin d’imaginer qu’elle s’embarquait dans un réseau de prostitution. Nous allons la rencontrer encore une fois. Elle sera vieille, abimée, brisée par la vie, sans illusions, accompagnée juste par une pensée obsédante – sauver l’âme de ses sœurs, leur permettre dignement de traverser le seuil de la vie. La vieille Rebeka Freedeman va finir sa vie en lavant soigneusement les corps des prostituées, en les préparant pour l’enterrement. En lisant sur les peaux l’histoire de leur vie, celles qui comme elle, séduites par la promesse d’une vie meilleure, par promesse d’amour rêvé, se sont retrouvées sur le trottoir de l’existence humaine.

Rebeka pourrait être notre mère…

Coproduction

Le Retour d’Ulysse, GOKIW Wielopole, Institut Polonais, Cha nge Performing ARTS, Théâtre A, Ferme de Trielle, Espace 5 du 104, La Fonderie Théâtre du Radeau

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