Teatr ZAR :
"Anhelli. L’Appel"

du 23 novembre au 25 novembre 2011
Troisième volet du triptyque "Les Évangiles de l’enfance"

Teatr ZAR : "Anhelli. L’Appel"

Troisième volet du triptyque "Les Évangiles de l’enfance"

Spectacle réalisé dans le cadre du projet de l'Institut Grotowski de Wroclaw

PERFORMEUR, PERFORMATIOQUE: PERSPECTIVES

Durée : 1h05

Anhelli traite un phénomène auquel le théâtre doit faire face pour préserver le caractère unique de sa place dans l’univers. Il aborde la question de l’intégrité de notre corps et de notre essence, à travers le motif de la possession, ici la possession par un ange. Comment faire transiter un ange à travers un corps humain, et l’y laisser vivre un moment ? Selon quelle forme musicale ? Quelle vibration ?

« Anhelli. L’Appel » est un spectacle structuré par l’agencement de chants polyphoniques de la Semaine Sainte, fruit des expéditions de recherche que Teatr ZAR mena pendant des années en Europe et dans le Proche-Orient. Le groupe suivit dans ses voyages les traces de Juliusz Słowacki, poète polonais de la période romantique, qui entreprit pendant la première moitié du XIXe siècle un pèlerinage en terre sainte. Pendant ce voyage, et en parallèle à celui-ci, Słowacki composa Anhelli, poème épique en réponse à l’exil en Sibérie des révolutionnaires et insurgés polonais.

Le poème porte le nom de son protagoniste, Anhelli (construit d’après le grec Helios, « soleil »). Jeune homme désigné par le sort, son destin sera de conduire les exilés polonais hors de Sibérie jusqu’à la terre de leurs pères. Le voyage d’Anhelli par les gouffres de Sibérie, sa traversée de la souffrance et de la mort aux côtés des soldats condamnés à l’esclavage ou à l’errance, n’est pas sans ressemblance avec le parcours de Dante franchissant les cercles de l’Enfer.

Pendant sa route, Anhelli est accompagné par l’Ange, son âme, qui veille à ce qu’il incarne ce qu’il y a de meilleur et de plus fort dans l’homme. Mais au moment de la disparition de sa bien-aimée, Elenai, Anhelli abandonne la mission qui lui était dévolue. Échouant à conduire ses compatriotes vers la terre maternelle, il demeure en suspens entre la vie et la mort, incapable de trancher.

Le spectacle explore le phénomène de la solitude irrémédiable de quiconque cherche à appréhender le sens de la mort.

L’essence de cette pièce est profondément liée à sa vibration vocale unique, due aux hymnes Byzantins et Sardes, ainsi qu’aux fragments de la liturgie géorgienne orthodoxe, chantés sur scène. Elle invite le spectateur pour un voyage intérieur, à la limite d’une « non-expérience de la mort ».

Dans la scène finale, Anhelli est sans arrêt projeté au sol, frappé par une force surnaturelle, alors qu’il conduit ses camarades. Pendant leurs chutes, alors qu’ils heurtent le sol avec leurs corps, les hommes ouvrent leurs propres tombes et s’y allongent en attendant la réponse finale – celle de Dieu. Anhelli, à qui il n’est pas donné d’ouvrir son propre tombeau, reste prisonnier entre le ciel et la terre, à jamais suspendu dans l’exil.

Acteurs/ Musiciens :

Anhelli - Matej Matejka

Ellenai/Eloe - Ditte Berkeley/Kamila Klamut

et : Nini Julia Bang, Przemysław Błaszczak, Alessandro Curti, Jean-François Favreau, Jarosław Fret, Aleksandra Kotecka, Ewa Pasikowska, Tomasz Wierzbowski

Mise en scène: Jarosław Fret

Lumière: Bartosz Radziszewski

Dans le cadre du programme culturel international de la présidence polonaise du Conseil de l'Union européenne 2011.

M° Châtelet ou Hôtel de Ville

Billeterie:

Fnac - Carrefour

0 892 68 36 22 (0,34 €/mn)

www.fnac.com

Information, réservation :

Marie Magneron

marie@grotowski-institute.art.pl

tél : 06 26 48 24 54

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