ANGELIKA MARKUL

du 17 mars au 12 mai 2013
Installation monumentale
Domaine départemental de Chamarande

ANGELIKA MARKUL

Installation monumentale

Orangerie du Domaine de Chamarande, Essonne

Angelika Markul, artiste lauréate du Prix SAM pour l’art contemporain 2012, crée pour l’orangerie du Domaine départemental de Chamarande en Essonne une Installation Monumentale inédite.

Une Installation Monumentale

L’artiste d’origine polonaise Angelika Markul place le vivant en regard de la violence de la nature, et de celle de l’Homme. Brouillant les frontières entre les disciplines artistiques et usant d’un sens aigu de la mise en espace, elle provoque l’imagination et la perception du visiteur le plaçant au cœur d’une nouvelle dimension spatio-temporelle. Pour l’orangerie du Domaine de Chamarande, l’artiste réalise une installation monumentale inédite, puisant sa source dans les cabinets de curiosités, les tableaux de chasse et les gisants médiévaux. Forte de ses récents succès, l’artiste choisit ici de célébrer l’ensemble de son processus créatif par une démarche accumulative et commémorative, qui rappelle et célèbre le caractère précaire des existences et nos tentatives pour en garder la trace. Panthéon éphémère, l’orangerie devient l’écrin des vanités de l’artiste. Elle y exhibe les trophées d’une activité incessante, faite de réussites et d’hésitations, traces tangibles d’une voracité rabelaisienne d’expérimentation. L’artiste redéploie sa grammaire des formes et ses matériaux de prédilection que sont le plastique, le néon, le béton, le feutre et la cire. Elle les expose avec ostentation, comme autant de symboles érigés en mémoire du chemin parcouru.

Le crépuscule de la fureur

L’espace est ici entièrement investi. Un imposant drapé de plastique s’érige et surgit du mur pour venir s’écraser sur le sol. Les jeux d’ombre sont accentués par la lumière franche des néons disposés ça et là. Le béton vient se faufiler entre les plis du plastique, où la lumière ne peut pénétrer, soulignant et immortalisant l’œuvre par sa lourdeur, sa pesanteur. Au mur, de part et d’autre, des plaques de cire et de feutre sont agencées telles une galerie de portraits. La dimension organique de ces matériaux contraste avec la stérilité de ceux qui nivellent le sol. L’œuvre se fait métaphore d’un réseau trophique où chaque élément maintient la cohérence et la stabilité de l’ensemble. Alternant entre le vertical et l’horizontal, l’ancien et le nouveau, les formes s’entremêlent pour créer un ensemble unique, sublimé par le bain de lumière ocre d’un coucher de soleil qui s’étirerait indéfiniment. Cette anticipation de la pénombre plonge le visiteur dans une intimité troublante, un cocon néanmoins bienveillant où bouillonne une fureur de vivre.

Une métaphore de la pratique artistique

Angelika Markul propose une mise en scène de son processus créatif. Les objets qu’elle investit errent entre le sommeil et l’éveil, à l’image des trésors jonchant les tombes des gisants médiévaux, gardiens éternels de leurs pouvoirs et de leurs secrets. L’œuvre devient la collection éphémère de souvenirs et d’archives mises en scène. À l’instar de la tête du sanglier vaincu ou des photographies de famille accrochées au mur par affection ou par peur de l’oubli, elle scelle la mémoire des fortunes antérieures : elle devient la gardienne du culte de l’artiste. La prédation, composante essentielle de la vie, interroge aussi sur la quantité de matière et de ressources détruites, transformées, perdues par l’activité humaine. Les matériaux utilisés par Angelika Markul, au cœur des problématiques environnementales liées aux ressources et à l’énergie, comme le plastique, le béton ou les néons, s’entremêlent avec des matériaux naturels transformés par la main de l’homme, le feutre et la cire, dans un dialogue sur la part destructive de la création, et sur la part morbide de toute mythification.

Angelika Markul

Née en 1977 en Pologne, Angelika Markul vit et travaille en France et en Pologne. Elle est représentée par la galerie Suzanne Tarasieve (Paris, France), la galerie Leto (Varsovie, Pologne) et la galerie Kewenig (Cologne, Allemagne). Diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris – dans l’atelier de Christian Boltanski, elle est aujourd’hui une artiste reconnue sur la scène internationale. Elle est la lauréate du Prix SAM pour l’art contemporain 2012 avec son projet Bambi à Tchernobyl qui sera exposé en décembre 2013 au Palais de Tokyo. Le Musée Sztuki à Lodz (Pologne) lui consacrera également en 2013 une importante exposition personnelle. Le travail d’Angelika Markul a été exposé à la Labyrinth Gallery à Lublin (2012), à l’Arsenal Gallery à Białystok (2012), à l’Espace culturel Louis Vuitton aux Champs-Élysées (2011), au Mac/Val (2010), au Théâtre National de Chaillot (2009), au Centre d’Art Contemporain CSW Znaki Czasu à Toruń, Pologne (2009), à La Force de l’Art au Grand Palais (2006), à la Fondation Cartier (2005) et au Musée d’Art Moderne et Contemporain de la Ville de Paris (2005).

Commissaire associé COAL / Lauranne Germond

Vernissage le Dimanche 17 mars 2013, à partir de 15h

Navette gratuite au départ de Paris. RDV Place du Châtelet, à 14h

Ou accès simple et direct en RER C, Arrêt Chamarande.

Domaine départemental de Chamarande

38 rue du commandant Arnoux 91730 Chamarande
chamarande@essonne.fr
www.chamarande.essonne.fr

Entrée libre - Toutes les manifestations sont gratuites

Ouverture du parc Toute l'année

- Avril-mai : 9h-19h

- Juin-septembre : 9h-20h

- Octobre : 9h-18h

- Novembre-janvier : 9h-17h

- Février-mars : 9h-18h

Ouverture des expositions

mercredi, jeudi et vendredi, 14h-17h / samedi, dimanche et jours fériés, 12h-17h

Situé à 30 km d'Évry et à 35 km au sud de Paris, le site est accessible par :

- RER C / Gare de Chamarande, à 200 m du Domaine

- N20 / Entre Arpajon et Étampes, sortie Étréchy-Chamarande

www.chamarande.essonne.fr

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