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Les Polonais au combat et en résistance pendant la Seconde guerre mondiale

histoire
du 1 septembre 2019
au 31 décembre 2019

Les Polonais au combat et en résistance pendant la deuxième guerre mondiale (pour visionner les témoignages, veuillez clicker sur le nom de la personne)

Hanna Stypułkowska-Goutierre (1/2), avocate et présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie Polonaise en France, témoigne de l’épreuve vécue par sa mère Irma Stypułkowska sous l’occupation soviétique : sa déportation au Kazakhstan, l’évasion du camp et son incroyable traversée de l’Asie pour rejoindre les troupes alliées en Palestine.

Hanna Stypułkowska-Goutierre (2/2) raconte également la participation de son père Andrzej Stypułkowski à l’insurrection de Varsovie d'août 1944, ainsi que l’arrestation et la déportation de sa grand-mère Aleksandra Stypułkowska au camp de concentration de Ravensbrück, alors que son grand-père Zbigniew Stypułkowski est enlevé, emprisonné à la Lubianka avec les quinze autres chefs de la résistance polonaise et condamné dans une mascarade de procès public tenu à Moscou en juin 1945.

Elisabeth G. Sledziewski (1/2), philosophe et maître de conférences en sciences politiques, auteur de « Varsovie 44 : récit d'insurrection », rend hommage à son père Zbigniew Sledziewski, soldat de l'AK, (Armée de l’Intérieur) qui a participé aux 63 jours de combats acharnés et héroïques pour libérer Varsovie en 1944. 

Elisabeth G. Sledziewski (2/2) fait le récit du martyr de la capitale polonaise, première et seule dans l'Europe occupée à s'être dressée en masse et sans aide extérieure contre la barbarie nazie. Bilan : plus de 80% de la ville détruite, des dizaines de milliers d’insurgés morts ou déportés. Les massacres n’ont pas épargné les civils, qui sont presque 200.000 à avoir péri.

Jerzy Szumański (1/2), aujourd’hui urbaniste à la retraite, se souvient de l'invasion soviétique, des déportations, des échanges de populations polonaises entre les occupants russe et allemand et son engagement dans la résistance : de petites actions de sabotage et de l'école clandestine à l'âge de quinze ans jusqu'aux batailles acharnées pour chaque maison durant l'insurrection de Varsovie.

Jerzy Szumański (2/2) évoque la fin de la guerre et la police politique soviétique qui procède à plusieurs opérations de déportations ayant pour cibles les membres de l’AK (Armée de l’Intérieur). Son père Mieczysław Szumański, topographe de l’AK, est obligé de fuir le pays et son fils le suit.

Aldona Januszewska, ethnologue, poète et documentariste, raconte l’engagement de son père Witold Januszewski, artiste peintre et illustrateur qui, après la campagne de Pologne en septembre 1939, réussit à gagner la France où, comme beaucoup d'autres Polonais, il est interné dans différents camps pour étrangers, dont Argelès-sur-Mer, Livron et Montestruc. Ses débuts comme illustrateur se font dans les revues clandestines publiées dans ces camps.

Christine Bernard, coordinatrice de deux émissions documentaires : Une Histoire particulière et Une Vie Une Œuvre sur France Culture, parle de sa mère Jolanda Bernard, une jeune résistance de quatorze ans, fusillée dans une cave le 7 août 1944 par les Allemands. Miraculeusement, elle se relève alors qu'une balle lui a effectivement traversé la tête. Seule survivante du massacre, elle va commencer une seconde vie qui va la mener jusqu'à l'émigration vers la France en 1947.